ONDES INCIDENTES ET ONDES RÉFLÉCHIES

la nature morte la tourmentera

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Création en novembre 2016 pour l’exposition « Seconde Nature – Nature & renaturation, un aperçu sensible d’une histoire des cours d’eau. » présentée à l’ésam Caen / Cherbourg. Cinq diptyques sur papier journal, assemblage sonore pour Gramovox et anagramme sur plateau et tréteaux, durée : 4 mn.

((( second nature (e) condensateur )))

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Création en novembre 2016 pour l’exposition « Seconde Nature – Nature & renaturation, un aperçu sensible d’une histoire des cours d’eau. » présentée à l’ésam Caen / Cherbourg. Dispositif de concert composé d’objets divers, d’une bassine, d’une scie musicale et d’une anagramme sur plateau et tréteaux, durée : 21 mn.

ONDES INCIDENTES ET ONDES RÉFLÉCHIES est un diptyque de plateaux sur tréteaux :
– L’un est composé d’une anagramme figée, de cinq diptyques d’images imprimées sur papier journal et d’un assemblage sonore pour Gramovox.
– L’autre est composé d’une anagramme approximative accompagnée d’objets que l’opérateur fera sonner à l’occasion de concerts.

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"Ondes incidentes et ondes réfléchies", série de concerts acoustiques au sein de l'exposition "seconde Nature" à l'ésam Caen / Cherbourg, les 29 novembre, 1er, 5, 7, 13 et 15 décembre 2016. Photographie : Michèle Gottstein, décembre 2016.

À PROPOS DU TRAITÉ SUR LES POSSIBLES D’UN CONTACT SPECTRAL PAR CONCENTRATION SONORE DU CHAMP ÉLECTROMAGNÉTIQUE
Le prestidigitateur brinquebalant

Création en septembre 2007 pour le festival L’Ososphère. Durée : 40 mn.

En 1912, les presses universitaires de Strasbourg publient le fameux « Traité sur les possibles d’un contact spectral par concentration sonore du champ électromagnétique » de Whoopee von Weyden.
Thierry Weyd nous invite à découvrir les expériences de cet aïeul autrichien, explorateur spirite, sous la forme d’une conférence musicale en forme d’ectoplasme mou.
Cette reconstitution des mécanismes sonores inventés par Whoopee von Weyden amènera Thierry Weyd à une rencontre inouïe avec le spectre d’un prestidigitateur brinquebalant issu de l’histoire du paysage télévisuel français. De cette expérience singulière qui oscille entre hommage maladroit aux inventions merveilleuses de Robert Houdin et « one man show » miniature d’un music-hall désuet, le spectateur sortira sans doute désorienté.
« Mais, lors de cette révolution du spectre, le médium aura vibré ! »

« Célestin vs Thierry Weyd » ( streaming vidéo – durée : 4’13 » )
Documentaire réalisé par Yannick Lecoeur et Nicolas Combrun à l’occasion d’une présentation du spectacle au PETIT LIEU POILEBOINE, le 20 décembre 2007.

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REVUE DE PRESSE

« Du mystère à l’état brut ! »
Ghost Sonata Magazine #36

« Une drôle de performance sonore ! »
RR Revue #69

« La plupart des rencontres avec Thierry Weyd sont sujettes à des anecdotes de sa mythologie contemporaine, bien réelle; parfois émaillées par des micros-objets et reliques rangées et classées dans ses poches qui font alors office de bibliothèques portables.
Ma proposition de le programmer au Musée historique de la ville de Strasbourg pas loin de la maison de Jean Arp et dans le cadre du Festival Ososphère, a été faite à l’aveugle comme le ferais une assistante de tour de magie, c’est à dire sans savoir (ou en jouant à ne pas savoir) ce qui allait arriver, ou quel univers je projetais dans ce lieu par son intermédiaire.
Dans les interventions de Thierry, parfois rien n’arrive vraiment tout de suite, tout dépend des spectres qui hantent l’endroit choisi, et du temps qu’ils mettent à arriver bien sûr.
Oubliez donc Gérard Majax ou Charlie Oleg : du chiqué ! Et aucun contact avec des quelconques entités, cela se voit de loin.
Thierry Weyd dans sa performance spectrale utilise une multitudes d’objets fétiches empreints d’une grande force psychique, objets sonores, en rotation, lumineux ou enflammés, tendez l’oreille il s’agit d’un véritable travail de médium, au sens propre et figuré.  »
Pierre Beloüin, août 2010.

« Pour sa performance musicale, spectrale, magique et approximative, Thierry Weyd arrive dans le lieu où il va jouer affublé d’une face joviale et d’une valise pleine de babioles rangées et emballées avec un soin démoniaque comme les choses les plus précieuses que la terre ait portée. Après avoir disposé sur deux tréteaux la planche de “médium” qui constitue la seule fiche technique de l’artiste (il pourrait bien sûr apporter la sienne mais le calembour serait évité), il les étale délicatement et l’on aperçoit une quantité raisonnable d’objets vintage à première vue indéfinissables. On devine tout de même un électrophone, des enceintes, un marteau, des petits jouets en plastique, quelques haut-parleurs et ceux-ci prennent une place sur la table indiscutablement prédéfinie au millimètre. Quelque chose va se passer ! Par l’intitulé du spectacle, on devine même que ce quelque chose sera magique. “Décontrastez-vous” est (doit-on le préciser) une réplique culte d’un célèbre magicien de notre chère télévision d’après guerre de 68, un certain Garcimore dont les vestes rivalisaient en goût discutable avec celle accrochée par Thierry à proximité de la table hourdée de matos qui semble décidément constituer l’unique instrument du concert annoncé. Le public peut arriver, il s’installe et hop, c’est parti. Thierry enfile la veste et se met à nous expliquer tout un tas de trucs en alternance avec la manipulation de ses objets producteurs de sons. Nous sommes aussi rapidement prévenus que tout ce petit cirque a un but : faire apparaître un spectre devant nos yeux ébahis. Nous rions, bien sûr, car comment ce petit bonhomme si peu clair dans ses propos et si minutieusement « à l’ouest” pourrait-il malgré sa musique étrange faire apparaître un VÉRITABLE fantôme. La chance semble infime. Et pourtant… Après un léger accordage, le son du térémine, des minuteurs de cuisine, de l’électrophone et des petits jouets en plastiques s’harmonisent. Notre musicien loquace et drôle se tait, se concentre. L’apparition devient de plus en plus crédible. Le suspens est à son comble quand tout à coup… NON, je ne vous direz pas ce que nous avons vu à ce moment précis car vous ne me croiriez pas. Mais “décontrastez-vous”, vous aurez sûrement la chance de croiser la tournée internationale de cet adulable spectacle. »
Valéry Dekowski, octobre 2010.

Pourquoi j’apprécie l’univers de Thierry Weyd, pourquoi il me parle.
« … j’ai l’impression qu’il invite (dans la plus belle acception de ce terme, c’est à dire sans tambour ni trompette) l’auditeur, le spectateur, à le suivre dans un voyage miniature (on pourrait prendre l’image du train électrique). Si le spectateur accepte son invitation, alors il va rapidement l’emmener dans un espace qu’il s’ingéniera à creuser de plus en plus, et aussi à parcourir par bonds parfois.
… franchement, si je me retrouve dans l’écriture musicale de Thierry Weyd, c’est que j’ai l’impression de me retrouver en pays familier. Je me suis un jour fait reprocher par un auditeur savant de composer uniquement par strates qui s’accumulent, sans jamais évoluer vers autre chose. Il avait sans doute raison, mais c’est parce que j’ai un rapport vertical à la musique, quelque chose comme un trou qu’il s’agit de creuser toujours plus profond, comme un ostinato, allant toujours s’étoffant.
… même si il joue davantage des ruptures que moi dans sa musique, j’ai l’impression qu’il y a cette idée d’embarquer l’auditeur, le visiteur, dans un presque rien au début qui devient énorme à la fin, pas tant à cause d’un déluge de moyens (même si il utilise quelques artifices ici et là), mais grâce à la relation privilégiée qu’il réussit à instaurer avec ceux qui l’écoutent, relation qui rend cette écoute merveilleusement active, créatrice. Et au final, au sortir de son concert/spectacle, on a un peu l’impression d’avoir fait partie d’une bande de gamins qui ont écrit et joué une histoire ensemble. »
Christophe Demarthe, 2009.

« Les conférences musicales de Thierry Weyd sont d’une finesse fictionnelle bouleversante. La substance antérieure qu’il génère en émanation subtile et singulière  provoque un choc de pulses et de tropes en échos surprenants qui nous envoûtent. Il semble dilater les ondes qu’il brouille  par déphasage d’une aura modulée, patrouillée, performée et d’une émotivité merveilleuse. Tout est shunté en évolution lente, (gestes et parole), comme une contre-transe inspirée et d’une sensibilité mentale saisissante. Oui! Superbe électro-chamanisme raffiné, hanté de nonchalance et d’un humour paranormal brillant. C’est comme l’autre versant d’une dream-machine modifiée et non-identifiable d’une délicatesse et d’une intensité exceptionnelle. Un moment rare et sublime dans le nivellement convenu actuel. Du délice actif désopilant! On est berné, subjugé, ébloui. C’est intelligent et magique ! »
Joël Hubaut, octobre 2010.

« Lors de sa performance, Thierry Weyd nous raconte une histoire à dormir debout.
Il s’affirme comme le maître de cérémonie qui tente de faire apparaître l’ectoplasme d’un magicien brinquebalant, connu pour ses tours aléatoires, sa souris et son accent charmant. Pour cela, Thierry Weyd endosse la veste du magicien et se met en condition médiumnique. L’opération commence. Il fait vibrer le theremin, des sons rythmiques martellent une mélodie chantée par une voix ancienne, semblant perdue, comme une présence fantomatique qui surgit au gré de la mécanique d’un tourne-disque désuet.
Le charme opère et le spectateur se laisse envoûter par cette ambiance fragile et mystérieuse. La prestation se clôt sur un rideau de fumée imaginaire. »
Astrid Lecardonnel, septembre 2010.


À PROPOS DU TRAITÉ SUR LES POSSIBLES D’UN CONTACT SPECTRAL PAR CONCENTRATION SONORE DU CHAMP ÉLECTROMAGNÉTIQUE
La fanfare ectoplasmique


Une commande du festival L’OSOSPHÈRE 2011, pour le Môle Seegmuller à Strasbourg, jouée in-situ le 18 février 2011, à 20h00.
Pour cette création Thierry Weyd a été assisté par Tiany Andriamasomanana.

En 1912, les presses universitaires de Strasbourg publient le fameux « Traité sur les possibles d’un contact spectral par concentration sonore du champ électromagnétique » de Whoopee von Weyden.
Thierry Weyd nous invite à découvrir les expériences de cet aïeul autrichien, explorateur spirite, sous la forme d’une conférence musicale basée sur l’histoire d’une peinture murale qui orne l’entrée du Môle Seegmuller. Cette peinture représente un bateau / kiosque à musique allemand de la première guerre mondiale. Ce bâtiment transportait sur le Rhin une fanfare, ou plutôt une harmonie militaire, au gré des mouvements du front. Cette fanfare nommée « Die Bruderliche » disparue subitement le dimanche 18 février 1917 : on retrouva alors le bateau dérivant sur un canal et vidé de son équipage, près de Strasbourg.
Cette conférence musicale, inspirée par cette étrange peinture murale, tente d’éclairer le public sur les liens observés par Whoopee von Weyden entre l’histoire de cette mystérieuse fanfare, l’invention du camouflage et la recherche typographique de l’époque. L’objectif ultime de l’expérience proposée par Thierry Weyd, sera de révéler, grâce aux inventions spirites de son aïeul, la persistance acoustique de la fanfare dans la peinture la représentant.
De cette expérience singulière qui oscille entre hommage maladroit aux inventions merveilleuses de Robert Houdin et « one man show » miniature d’un music-hall désuet, le spectateur sortira sans doute désorienté.

« Révélons la peinture ! réveillons la fanfare !
Réveillons la peinture ! révélons fanfare ! »

Performance le 18 février 2011.

Objet mystérieux.

Interview et enregistrement audio du spectacle par Radio En Construction à écouter ici.
Captation vidéo du spectacle par ARTE Créative à visionner là.


BAUDRY CONRAD

Baudry Conrad in « Les échos de l’étale #1 », Bayeux.

par l’ORCHESTRE IMPROBABLE
(Pauline Franceschi & Thierry Weyd)
Création en novembre 2009. Durée : 40 mn.

Baudry Conrad était un moine copiste et poète Normand du XII ème siècle.
L’Orchestre Improbable a retrouvé un ouvrage datant de 1112, sur lequel, à la manière des anamorphoses, le poète a dessiné trois petites scènes sur le bord des pages. Lorsque l’on manipule l’ouvrage ces scénettes s’animent un peu sèchement.
On a aujourd’hui la preuve que le dessin animé, ou plutôt le folioscope, date du XII ème siècle.
Lors de cette conférence musicale, l’Orchestre Improbable accompagne une lecture de textes en ancien français par
Isabelle Abse et un diaporama documentaire de Philippe Sente.

Enregistrement par Radio En Contruction, du spectacle présenté au Centre Pompidou Metz le 3 juillet 2010, à écouter ici.